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Une mise à jour de sécurité pour Raspbian

maj_jessie_01Les plus observateurs d’entre vous ont sans doute remarqué que l’image de Raspbian-PIXEL disponible dans l’espace Téléchargements a été mise à jour le 25 novembre 2016.
Lorsqu’une version majeure de l’OS est diffusée, on s’aperçoit habituellement dès que la communauté les utilise qu’il y a quelques petits bugs et problèmes.

Mise à jour de Raspbian Jessie PIXEL

===== traduction d’un article paru sur le blog de la Fondation =====

La Fondation rassemble les correctifs et produit une version 1.1 quelques semaines plus tard. Il n’y a pas d’annonce sur ces correctifs, car il n’y a pas réellement de nouvelle fonctionnalité. Ce sont juste des correctifs apportés pour que les choses fonctionnent comme prévu à l’origine.

Cependant, dans le cas présent, il y a eu quelques changements importants. Ils ne seront pas remarqués par de nombreux utilisateurs, mais pour ceux qui les remarqueront et qui seront impactés voilà quelques explications…

Pourquoi ces modifications ?

Si vous suivez les actualités concernant la technologie, vous avez vu au cours des derniers mois des histoires au sujet de botnets fonctionnant sur des dispositif de l’Internet des objets (IoT). Les pirates utilisent les mots de passe par défaut sur les webcams et autres systèmes pour créer un réseau capable d’envoyer suffisamment de requêtes à un site Web pour le bloquer (attaque DDOS).

maj_jessie_02

La Fondation a toujours essayé de garder le Raspberry Pi aussi ouvert que possible. Il y a un compte d’utilisateur par défaut (pi) avec un mot de passe par défaut (raspberry), et ce compte peut utiliser sudo pour contrôler ou modifier ce qu’il veut sans mot de passe. Ceci facilite la prise en main par les débutants. Il y a également un port SSH ouvert par défaut, afin que les personnes qui utilisent un Raspberry Pi à distance puissent simplement installer la dernière image Raspbian, brancher et utiliser leur Raspberry Pi sans configurer quoi que ce soit.

Malheureusement, les pirates utilisent de plus en plus les accès comme ceux-ci dans pour prendre discrètement le contrôle des appareils. En général, cela n’a pas posé trop de problème avec les Raspberry Pi. Si un Raspberry Pi est sur un réseau privé chez vous, il est peu probable qu’un attaquant puisse l’atteindre. Si vous mettiez un Raspberry Pi sur un réseau public, il fallait être conscient des risques que vous courriez et penser à changer le mot de passe par défaut ou à désactiver SSH.

Mais la menace de piratage est maintenant à un point tel qu’il faut changer d’approche. Même si la Fondation déteste imposer des restrictions aux utilisateurs, son approche relativement détendue de la sécurité pourrait causer des problèmes importants. Avec cette version, ils ont apporté quelques petits changements pour améliorer la sécurité, ce qui devrait suffire à rendre extrêmement difficile la prise de main sur un Raspberry Pi, sans rendre la vie trop difficile aux  utilisateurs.

Qu’est ce qui a changé?

D’abord, SSH sera désactivé par défaut sur les images de Raspbian. SSH (Secure SHell) est un protocole réseau qui permet de se connecter à distance à un ordinateur Linux et de le contrôler à partir d’une interface ligne de commande distante. Comme mentionné plus haut, de nombreux propriétaires de Raspberry Pi l’utilisent pour installer un Raspberry Pi « headless » (sans écran ni clavier) et le contrôlent à partir d’un autre PC.

Auparavant, SSH était activé par défaut.  Les utilisateurs de Raspberry Pi « headless » pouvaient ainsi facilement mettre à jour leur carte SD. L’activation ou la désactivation de SSH nécessite toujours l’utilisation de raspi-config ou de l’application Raspberry Pi Configuration, mais pour y accéder, il faut un écran et un clavier connectés au Pi lui-même, ce qui n’est pas le cas dans les applications « headless ». Le système fournit donc un mécanisme simple permettant d’activer SSH avant le démarrage d’une image.

La partition de démarrage d’un Raspberry Pi est accessible depuis n’importe quelle machine possédant un lecteur de carte SD, sous Windows, Mac ou Linux. Si vous voulez activer SSH, il vous suffit de placer un fichier appelé ssh dans le répertoire /boot/. Le contenu du fichier n’a pas d’importance : il peut contenir n’importe quel texte à votre choix, ou même rien du tout. Lorsque le Raspberry Pi démarre, il cherche ce fichier. S’il le trouve, il active SSH puis supprime le fichier. SSH peut encore être activé ou désactivé à partir de l’application Raspberry Pi Configuration ou raspi-config; C’est simplement un moyen supplémentaire de l’activer si vous ne pouvez pas facilement exécuter l’une de ces applications.

Fenêtre de configuration du Raspberry Pi montrant SSH activé

Cliquez pour agrandir

Le risque avec un port SSH ouvert est que quelqu’un puisse y accéder et se connecter; Pour ce faire, il faut disposer d’un compte d’utilisateur et d’un mot de passe. D’origine, toutes les installations de Raspbian ont le compte d’utilisateur par défaut ‘pi‘ avec le mot de passe ‘raspberry‘. Si vous activez SSH, il faut vraiment changer le mot de passe de l’utilisateur ‘pi‘ pour empêcher qu’un pirate utilise les valeurs par défaut. Pour encourager cela, vous aurez des avertissements lors du démarrage. Si SSH est activé et que le mot de passe de l’utilisateur ‘pi‘ est encore ‘raspberry‘, un message d’avertissement s’affiche chaque fois que vous démarrez le Raspberry Pi, que vous soyez en mode graphique ou en ligne de commande. Il n’y a pas d’obligation de modifier le mot de passe, mais vous serez averti chaque fois que vous démarrez si votre Raspberry Pi est potentiellement à risque.

Message d'avertissement de Raspbian indiquant que SSH est activé et que le mot de passe n'a pas été changé

Cliquez pour agrandir

Traduction : SSH est activé et le mot de passe par défaut de l’utilisateur ‘pi’ n’a pas été modifié.
C’est un risque pour la sécurité – Connectez vous comme utilisateur ‘pi’ et exécutez Raspberry Pi Configuration pour mettre un nouveau mot de passe.

La Fondation espère que ces changements (relativement mineurs) ne causeront pas trop d’inconvénients, mais ils rendront plus difficile la tâche des pirates voulant attaquer le Raspberry Pi.

Y a t-il quelque chose que je dois faire pour protéger mon Raspberry  Pi ?

A ce stade il ne faut pas paniquer ! Il n’y a pas d’information disant que des Raspberry Pi ont été utilisés dans les botnets ou « détournés » en grand nombre. Votre propre Raspberry Pi n’est certainement pas piraté actuellement.

Cependant c’est une bonne pratique de se protéger pour éviter des problèmes à venir. La Fondation suggère donc d’utiliser l’application Raspberry Pi Configuration ou raspi-config pour désactiver SSH si vous ne l’utilisez pas et changer le mot de passe pour l’utilisateur ‘pi‘ si c’est encore ‘raspberry‘.

Pour modifier le mot de passe, vous pouvez soit cliquer sur le bouton Modifier le mot de passe dans la configuration graphique du Raspberry Pi, soit taper passwd sur la ligne de commande, puis suivre les instructions.

Fenêtre de configuration du mot de passe

Cliquer pour agrandir

Cette question a provoqué beaucoup de discussions à la Pi Towers. La Fondation avait de bonnes raison d’adopter une approche « détendue » et elle est plutôt réticente à la changer. Cependant, ils pensent que ces changements sont nécessaires pour protéger les utilisateurs des menaces potentielles actuelles et à venir, espèrent que vous pouvez comprendre ce raisonnement.

Comment puis-je obtenir les mises à jour?

La dernière version de Raspbian avec l’image de PIXEL est disponible sur la page de téléchargements du site Web de la fondation. Notez que l’image non compressée fait plus de 4Go, et certains unzippers un peu anciens ne parviennent pas à la décompresser correctement. Si vous avez des problèmes, utilisez 7-Zip sur Windows et The Unarchiver sur Mac. Ce sont toutes les deux des applications gratuites qui ont été testées et décompressent le fichier correctement.

Pour mettre à jour votre image de Jessie existante avec toutes les corrections de bugs et ces nouvelles modifications de sécurité, tapez ce qui suit dans un terminal ou en ligne de commande :

sudo apt-get update
sudo apt-get dist-upgrade
sudo apt-get install -y pprompt

Puis redémarrez le Raspberry Pi

Sources

Raspbian

A security update for Raspbian PIXEL

Faites de la Récup et Raspberry Pi à Bédoin (84)

conference_bedoin_250pxSamedi 26 novembre 2016 était un jour consacré à la lutte contre l’obsolescence programmée, aux logiciels libres et au Raspberry Pi. La FAITES DE LA RECUP est organisée depuis plusieurs années par la MJC de Bédoin.
Invité par l’association Linux Ventoux, j’ai animé deux conférences pour présenter le Raspberry Pi aussi bien à des passionnés qu’à des personnes qui venaient découvrir ce qu’était ce petit ordinateur dont on avait parlé le matin dans le journal (photo de gauche – Le Dauphiné Libéré).
Voici un compte rendu de cette journée sous le soleil au pied du Mont Ventoux et du dimanche matin à CourTechZone.

Faites de la Récup à Bédoin – 26 novembre 2016

Photo du sommet du Mont Ventoux enneigé

Le Mont Ventoux enneigé

Conférence du matin

Début de la conférence de Bédoin - 10 h du matin - Les origines du Raspberry Pi

Les origines du Raspberry Pi

La conférence de 10 h a été suivie par une vingtaine de participants. Présentation des Raspberry Pi 3 et Pi Zero et ses utilisations dans les entreprises sont au menu.

Il y avait des personnes de la région de Bédoin mais certains participants avaient fait le déplacement d’Avignon ou de Pierrelatte (40 et 60 Km).

A l’issue de la conférence j’ai pu discuter avec ceux qui l’ont souhaité, pas forcément aussi longtemps que souhaité mais il y avait du monde…

Remise du livre Raspberry Pi 3 ou Pi Zero à Rolland qui a gagné le tirage au sort

Mon livre Raspberry Pi 3 et Pi Zero – dédicacé – offert par les Editions ENI a été remis après tirage au sort à Rolland, grand bidouilleur qui en fera j’espère bon usage 🙂

presentation

Ensuite c’est l’association AVEC qui est intervenue pour présenter les nombreuses activités possibles. Vous remarquerez que Scrat écoute attentivement 🙂 Au premier plan Sylvie de Linux Ventoux.

Scrat et Babbage encadrent mon livre Raspberry Pi 3 ou Pi Zero

Grands gamins que nous sommes ! Alan avait amené son Babbage et j’avais fait profiter du voyage Scrat et sa framboise 😉 Mais ça va ils ont été très sages et on ne les a pas entendu de la journée.

Apéro au soleil

Rien à redire sur l’organisation de cette journée. Les organisateurs avaient même prévu le soleil ! Et l’association AVEC de Mormoiron a gentiment préparé un apéro à base de produits régionaux (bin oui on est dans le vignoble du Ventoux) et de délicieux accompagnements (feuilletés, gougères, quiche, tarte au potiron…)

Apéro au soleil grâce à l'association AVEC de MormoironPlein de choses à grignoter et le soleil en prime 🙂

A l'apéro avec l'équipe de CourTechZone A l'apéro avec l'équipe de CourTechZoneApéro au soleil avec l’équipe de CourTechZone

A taaaable !

Après les grignotis on passe aux choses sérieuses. Un casse croûte solide était prévu à l’intérieur avec les organisateurs. C’est Manu (épouse de Philippe, animateur du centre ERIC) qui avait tout préparé, y compris le café à volonté durant la Journée. Merci Manu 🙂

Le repas préparé par Manu. En dessert des pommes non traitées :)Manu et Philippe sont à droite au centre de la table sur cette photo.

Les activités

FAITES DE LA RECUP - Stand de CourTechZone

Des Raspberry Pi amenés par Alan et Amaury de CourTechZone étaient à disposition. Scratch et Minecraft ont tourné toute la journée…

FAITES DE LA RECUP - Stand de CourTechZone

CourTechZone proposait également une thématique autour du projet Astro Pi et la carte Sense HAT utilisée dans la Station Spatiale Internationale (ISS).

FAITES DE LA RECUP - Stand de CourTechZoneSur le stand de CourTechZone on notait la présence d’une imprimante 3D PrintrBot. Les photos ci dessous en montrent quelques détails

FAITES DE LA RECUP - Stand de CourTechZone - Imprimante 3D FAITES DE LA RECUP - Stand de CourTechZone - Imprimante 3DL’imprimante 3D de CourTechZone

Expo sur le logiciel libre - Atelier PrimTux Exposition sur le logiciel libre devant l’atelier PrimTux

Conférence de l’après midi

Un peu avant le début de la conférence de l'après midiSur cette photo prise avant le début de la conférence il reste encore des places disponibles… Un peu après il y aura beaucoup plus de monde, il a fallu rajouter des chaises pour les arrivants 🙂

La conférence a démarré... je montre un Raspberry Pi 3

Remise de mon livre dédicacé à Christophe PLAUCHU, gagnant du tirage au sort

Le tirage au sort a désigne Christophe a qui j’ai eu le plaisir de remettre mon livre Raspberry Pi 3 et Pi Zero – dédicacé – offert par les Editions ENI.

Remise du Kit de démarrage Raspberry Pi à José SISA, gagnant du tirage au sortC’est à José que j’ai eu le plaisir d’offrir le kit de démarrage Raspberry Pi offert par Kubii. (Il l’a mérité, il a assisté aux deux conférences 😉 )

A l’arrière plan (en haut à droite) on peut voir une partie du matériel ramené pour la récup. Les machines qui pourront l’être seront reconditionnées avec un OS libre (bin oui Linux) et seront offertes à des écoles, associations ou personnes à revenu modeste. Le matériel encore utilisable sera recyclé (alims, lecteurs, mémoire…). Le matériel non récupérable sera déposé en déchetterie.

Scrat au milieu du matériel de récup

A la fin de la journée la table débordait de matériel, il y avait des UC posées devant la table et un tas d’autres dehors ! Du boulot pour les bénévoles, mais ils ne s’en plaignent pas 😀

C’est qui, ERIC ?

E.R.I.C. Espace Régional Internet Citoyen

L'espace ERIC de la MJC de Bédoin

C’est dans cette salle de l’EJM qu’a eu lieu la FAITES DE LA RECUP

Financé par le Conseil Régional, le Conseil Général de Vaucluse, la Mairie de Bédoin et porté par la M.J.C. de Bédoin, l’ERIC – ECG de Bédoin existe depuis 2004. Depuis juillet 2012, ERIC a accentué son engagement dans une informatique durable et contribue à favoriser la promotion des logiciels libres. Le projet a bénéficié du label « ECG Vaucluse » du Conseil Général.

L’ERIC organise des ateliers individuels d’initiation à l’informatique et à l’Internet, de découverte de logiciels libres, des « coups de mains » ont été mis en place.

Une campagne de recyclage de cartouches d’encre vides a vu le jour. Les publics sans onnexion Internet à domicile ont continué à bénéficier des services et du matériel de l’ERIC.

Environ 120 personnes se sont déplacées à l’EJM pour participer à cette manifestation dédiée à la collecte de matériel informatique usagé. Plus de 100 ordinateurs, imprimantes et divers DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) ont été collectés.

Deux chèques d’un montant total de 110 € ont été remis aux coopératives scolaires de Bédoin suite à la vente de cartouches d’encre vides. Deux ordinateurs reconditionnés étaient mis en vente au profit du Téléthon 2016.

CourTechZone

Le dimanche matin sur la route du retour il y avait Courthézon. Un passage pour saluer Amaury et Alan s’imposait !

Courthézon - En visite à CourTechZone - Alan remonte le matérielIl fallait remettre en service le matériel qui avait fait le déplacement de la veille à Bédoin.

Courthézon - En visite à CourTechZone - RobotComme on dit « pendant les travaux, l’activité continue » et les Raspberry Pi et Pi-TopCeed avaient déjà repris du service 🙂

Courthézon - En visite à CourTechZone - vue d'ensembleCourthézon - En visite à CourTechZone - Sébastien au boulot !

Ah… Babbage était encore fatigué de son voyage d’hier ?

Courthézon - En visite à CourTechZone -

On programme en Scratch

Courthézon - En visite à CourTechZone - Sébastien sur NodeRed Courthézon - En visite à CourTechZone - Sébastien sur NodeRed

Et pour Sébastien c’est Nodejs avec un projet « vocal » en cours de développement

Courthézon - En visite à CourTechZone - Alan fait de l'assistance

Alan fait de l’assistance 🙂

Courthézon - En visite à CourTechZone - Youtube sur Pi-TopCeed

Ah oui, sur le Pi-TopCeed avec Raspberry Pi 3 on peut regarder des vidéos sur Youtube

Courthézon - En visite à CourTechZone - Des enfants très sérieux

Très sérieux, tout ça … 😉

Courthézon - En visite à CourTechZone - Il n'y a pas d'age pour utiliser le Raspberry Pi

Il n’y a pas d’age pour utiliser le Raspberry Pi

Courthézon - En visite à CourTechZone - Scratch et Lego WeDo

Essais de Scratch avec Lego WeDo sur Pi-Top avec Raspberry Pi 3

Courthézon - En visite à CourTechZone - Scratch et Lego WeDo

Interface de commande de moteurs Lego

Courthézon - En visite à CourTechZone - Alan avec mon livre

Alan avec mon livre… Il m’a exceptionnellement autorisé à porter Babbage 🙂

Courthézon - En visite à CourTechZone - Toute l'équipe de courTechZoneToute l’équipe présente à CourTechZone ce dimanche matin

Conclusion

Un week-end plein de rencontres, de discussions autour de la framboise et.. de soleil

Philippe qui s’occupe de l’espace ERIC m’a remis des produits régionaux (oui, on est toujours dans les vignes du Mont Ventoux) avant le départ. Les bouteilles sont arrivées en bon état et recevront les honneurs qu’elles méritent 😉

Merci encore à tous ceux qui ont participé à la réussite de ces journées grâce à leur participation et à leur présence 🙂

Sources

 

Deux capteurs pour un robot

2capteur_250pxImaginer, construire un robot c’est bien. Vous imaginez par exemple un véhicule qui se déplace (en autonomie ou par télécommande). Pour qu’il puisse réagir à son environnement, il doit comme nous avec nos 5 sens intégrer des informations sur le monde qui l’entoure.
L’exemple que je connais bien, c’est un (vieil) aspirateur équipé d’un détecteur d’obstacles. Lorsqu’il rencontre un pied de chaise, un mur… Il s’arrête, recule un peu et repart dans une autre direction.

Capteur de distance et suiveur de ligne pour robot

Un aspirateur suicidaire

aspirateurSuper ! Mmmouais mais quand l’aspirateur s’enquille sous un radiateur les capteurs situés plutôt en bas du châssis restent muets et l’autre essaye vainement d’avancer puisqu’il n’y a pas d’obstacle.  Les programmeurs étaient sans doute dans un local chauffé par le sol, sans radiateur 😀

Et s’il n’y avait que ça… un escalier intérieur  sans porte a été témoin de plusieurs tentatives de suicide. L’aspirateur n’étant pas équipé non plus de détecteur de vide, ne s’aperçoit pas qu’il arrive au début des marches et… dégringole dans l’escalier.

Ça vous fait sourire, mais si vous concevez un rover, une araignée ou un drone ce sont des choses auxquelles il vaut mieux penser…

Et comment un robot peut-il être informé du monde qui l’entoure ? A l’aide de divers capteurs qui lui renvoient des valeurs mesurées ou des informations sur sa position etc.

Capteur laser : mesure de distance LIDAR

robot-capteur-de-distance-laser-2Sur le papier (enfin, sur l’écran) c’est très simple. Il suffit d’envoyer une impulsion LASER vers l’avant. SI elle rencontre un obstacle, cette impulsion revient vers le robot. Il suffit de détecter le moment exact du retour, de mesurer le temps aller/retour (temps de vol) . On connait la vitesse de la lumière. Il suffit de diviser le temps de vol par 2 (bin oui il y a un aller retour 🙂 ) et de le multiplier par c (vitesse de la lumière) pour obtenir la distance : D = c x T/2.

C’est le principe du LIDAR (Light Detection And Ranging). Cette technique est utilisée par exemple pour mesurer la distance Terre-Lune grâce à des réflecteurs déposés par les missions Apollo ou embarqués sur des véhicules lunaires soviétiques.

Les problèmes pour la réalisation de ces capteurs c’est la durée de l’impulsion (qui doit être la plus courte possible) et la taille du capteur. Les avancées dans les techniques de production des faisceaux LASER, des capteurs et de la miniaturisation de tout ça a abouti à la création d’un capteur miniature.

Le capteur LIDAR Adafruit

tps_volee_01vl53l0xLe capteur d’Adafruit est basé sur le circuit VL53L0X qui ne mesure que 4x2x1 mm

Le capteur VL53L0X permet d’ajouter un capteur de distance/proximité à votre projet. Il avertit qu’une main, un chat ou un mur se trouve à proximité. En fonction de la luminosité ambiante et de la réflectivité de l’objet, vous obtiendrez une portée d’environ 30 mm à 1,2 m avec une précision de ~ 5%.

Le capteur contient une minuscule source laser (invisible) et le récepteur correspondant. Le VL53L0X peut détecter le «temps de vol», c’est à dire le temps que la lumière a pris pour rebondir sur l’obstacle. Comme il utilise une source de lumière très étroite, il est parfait pour déterminer la distance uniquement sur la surface située directement devant lui. Contrairement aux sonars qui utilisent des ondes ultrasonores, le «cône» de détection est très étroit, contrairement aux capteurs de distance infrarouge qui essayent de mesurer la quantité de lumière rebondie, le VL53L0x est beaucoup plus précis et n’a pas de problèmes de linéarité ou de «double image» qui font que vous ne pouvez pas savoir si un objet est très loin ou très proche.

tps_volee_02

Le capteur est petit et facile à utiliser dans tout projet robotique ou embarqué. Il fonctionne en 2.8V et Adafruit a regroupé sur cette petite carte un régulateur et un décaleur de niveau. Vous pouvez l’utiliser avec n’importe quel microcontrôleur fonctionnant entre 3 et 5 volts. Chaque carte est livrée avec un petit connecteur à souder.

tps_volee_03

La communication se fait en I2C avec une API écrite par ST, donc ce n’est pas trop difficile de le connecter à votre microcontrôleur préféré. Adafruit fournit un tutoriel pour ce produit.

adafruit_products_defaultrangeLe graphique ci-dessus donne la mesure renvoyée en fonction de la distance et de la couleur de l’obstacle.

Conclusion

Je n’ai pas d’actions ST 🙁 mais voilà ce qu’en dit David : « Pour s’en rendre compte faut faire le test avec l’affichage direct de la distance c’est juste hallucinant ^^
Ce VL est utilisé dans divers smartphones pour permettre l’extinction de l’écran à l’approche de l’oreille mais aussi et surtout pour les nouveaux capteurs photos, il sert pour l’Auto Focus, et rend le « calcul » de la distance pour l’AF instantané. Allez j’arrête de vendre ce produit il n’a pas besoin de moi pour cela ^^
« 

Pour 15$ voilà un capteur qui pourra doter vos robots, drones… d’une sensibilité aux objets proches. Si vous avez l’occasion de le tester n’hésitez pas à laisser vos imprssions dans les commentaires ci-dessous.

Capteur de suivi de ligne

Ce capteur m’a été signalé par Stroon2 que je remercie pour cette info.

line_tracker_03Il cherche à effectuer des relevés de compteur d’eau avec son Raspberry Pi et il est tombé sur ce module capteur infrarouge intéressant.

line_tracker_01

Le capteur est un émetteur/récepteur infrarouge TCRT5000.

tcrt5000Annoncé comme suiveur de ligne (Line Tracking Sensor Module) ce module peut bien entendu être utilisé comme un détecteur classique et signaler la présence d’un obstacle ou… autre.

Ce module est peu couteux (moins de 2 euros à l’unité et moins de 5 euros par 5) et il est adapté au 3.3v du Raspberry Pi ! Sur le site du vendeur ce module est annoncé comme fonctionnant sous 5V. En regardant le capteur de plus près (une fois reçu), Stroon2 s’est aperçu que l’unique circuit intégré qu’il comporte peut fonctionner sur une plage de 2V à 6V.
Les essais ont confirmé qu’il fonctionne parfaitement en 3.3v 🙂

line_tracker_02

Le module est utilisable directement sans ajout de composant supplémentaire. La seule difficulté reste finalement dans l’adaptation mécanique au compteur d’eau…

Après essais, Stroon2 m’a communiqué les informations ci-dessous :

Voici un petit complément car le comptage des impulsions m’a joué quelques tours… ce n’est pas lié au capteur mais aux parasites.

Un câble réseau est utilisé pour transporter le signal du capteur IR.
Des sondes de températures 1-wire (DS18B20 x5) utilisent d’autres brins de ce même câble réseau.
Ce câble n’est pas très long (<3m) mais cette longueur semble suffisante pour parasiter le signal du capteur IR et déclencher des changements d’états intempestifs sur le port GPIO.

Le comptage est effectué avec un bout de code Python qui tourne en tache de fond.
J’utilise le module RPi.GPIO et la fonction GPIO.add_event_detect qui permet la détection du changement d’état du port GPIO.

J’ai commencé par additionner simplement les changements d’états pour incrémenter mon total mais ça ne fonctionne pas car la fonction se déclenche aussi sur les parasites.
Le réglage du Bouncetime ne semble pas avoir d’effet.
Un condensateur en // a amélioré un peu les choses mais pas à 100%

Étonnamment, il peut y avoir successivement plusieurs déclenchement sur le même type de front (montant ou descendant) alors qu’entre deux fronts montants devrait forcément y avoir d’un front descendant! (et vice-versa).
Ceci est peut être justement le résultat du bouncetime qui masquerait une interruption si elle est trop proches de la précédente…

Bref, pour éliminer les faux positifs j’utilise une variable previousEdge qui conserve l’état précédent du port GPIO.
Lorsqu’un changement d’état est détecté, je compare l’état actuel du port GPIO avec l’état précédent. S’il n’a pas changé, ce n’est pas un changement d’état, j’ignore cette détection.

Voici le code ci-dessous pour info. Ce n’est pas du grand développement mais le compte est juste 🙂

En résumé:
Au démarrage j’initialise mon relevé de compteur d’eau en lisant la dernière valeur dans un fichier.
J’incrémente mon relevé de 0.5 litres à chaque « vrai » déclenchement. (1 tour /litre donc 2 fronts quand le mirroir passe devant le capteur )
J’écris mon relevé dans le fichier toutes les 300 secondes.
Je trace pour info les faux positifs dans un fichiers.

#!/usr/bin/python3
import RPi.GPIO as GPIO
from time import sleep
from os import getcwd
import time
import datetime
#_________________________PARAM_____________________________

loopTime=300            #attente entre les enregistrements periodiques
Pin=27                  #GPIO to monitor
Bouncetime=100
outputLog="trace.log"
dataFile="datafile.dat"

#___________________________________________________________
NBRising=0
NBFalling=0
NBFalsepositive=0
previousEdge=0

print ("Port= ",Pin)
print ("Bouncetime= ",Bouncetime)
print ("NBRising= ",NBRising)
print ("LoopTime= ",loopTime)

obFichier = open(dataFile ,'r')
releve=float(obFichier.readline())
obFichier.close()
print ("RELEVE= ",releve)

GPIO.setmode(GPIO.BCM)                                     # set up BCM GPIO numbering
GPIO.setup(Pin, GPIO.IN, pull_up_down=GPIO.PUD_DOWN)       # set GP as input




def my_callback(channel):
    global NBRising
    global NBFalling
    global releve
    global previousEdge, NBFalsepositive
    pinStatus= GPIO.input(Pin)
    if ( pinStatus == 1 ):
        NBRising = NBRising + 1
    else:
        NBFalling = NBFalling + 1
    if ( pinStatus == previousEdge ):
        print ("False positive")
        NBFalsepositive = NBFalsepositive + 1
    else:
        previousEdge=pinStatus
        print ("True edge detected ")
        releve = releve + 0.5


GPIO.add_event_detect(Pin, GPIO.BOTH, callback=my_callback, bouncetime=Bouncetime)



while (True):
    print ("Waiting events...."  )
    sleep(loopTime)
    ts = time.time()
    now=datetime.datetime.fromtimestamp(ts).strftime('%Y-%m-%d %H:%M:%S')
    obFichier = open(outputLog,'a')
    line=now + " Rise= " + str(NBRising)  + " Fall= " + str(NBFalling) + " False= " + str(NBFalsepositive) + " Releve=  " + str(releve) + "\n "
    obFichier.write(line)
    print(line)
    obFichier.close()
    obFichier = open(dataFile ,'w')
    obFichier.write(str(releve))
    obFichier.close()

GPIO.cleanup()                                       # clean up after yourself

Conclusion

Voilà un capteur infrarouge de taille et de prix réduits qui pourra sans doute s’intégrer à un de vos projets. Là encore n’hésitez pas à laisser un retour sur votre utilisation dans les commentaires ci-dessous.

 Sources

Windows Bash

winbuntu_lgoQuand l’info était tombé pour la première fois, ça ressemblait un peu à une grosse blague et bien sûr comme à chaque fois que les noms Linux et Windows se trouvent dans le même texte les trolls s’en étaient donné à cœur joie. Pensez donc, Windows embarquant un sous-système Linux c’est un rêve d’admin$ et de développeur multi-os que l’on n’avait même pas le droit de faire sous peine d’être transformé en pomme … Seulement voilà, depuis quelques temps, Microsoft s’est ouvert sur l’open source et au monde Linux et les évolutions dans ce sens tapent très fort.

WSL

Le Raspberry PI a le mérite d’avoir fait découvrir Linux à beaucoup d’utilisateurs et c’est très bien, mais de là à les convaincre de migrer leur PC vers cet OS c’est une autre histoire. Tout simplement pour des raisons d’ergonomie, de compatibilité d’existant, d’offre logicielle ou juste de facilité d’utilisation. Donc pour pouvoir avoir les 2 OS sur une même machine, il fallait soit utiliser des solutions douteuses, de la virtualisation ou avoir recours au multi-boot. Depuis la mise à jour anniversaire d’Aout 2016, Microsoft a jeté un énorme caillou sur la banquise en proposant ‘Bash’. Une console permettant d’utiliser les commandes Linux au travers d’une API nommée WSL (Windows Subsystem Linux) reposant sur un sous-système Linux (Ubuntu) complet. Il est donc désormais possible de travailler (ou de s’amuser) en Linux directement depuis Windows.

wsl

Installation 

Si votre Windows 10 est à jour, il suffit d’activer le mode ‘développeur’. Ce mode vous proposera des fonctionnalités Windows supplémentaires dont ‘Sous-système Windows pour Linux (beta)’. Pour activer le mode développeur, rendez-vous dans :

Paramètres > Mise à jour et sécurité > Pour les développeurs et activez Mode développeur.

bashwindows1

Après un redémarrage, depuis le panneau de configuration > Programmes et fonctionnalités > Activer ou désactiver des fonctionnalités Windows, cochez la case ‘Sous Système Windows pour Linux’. Windows va vous demander de confirmer l’installation et ensuite proposer un redémarrage.

bashwindows2

A ce stade la fonctionnalité est installée. Il ne reste qu’à installer l’OS Linux. Pour ça, depuis la ligne de commande, exécutez ‘bash’. Au premier lancement, il va vous être demandé si vous voulez installer l’OS, répondez oui. Une fois l’installation terminée, votre système Linux est prêt. Vous pouvez démarrer une console soit par une commande ‘bash’ ou utiliser l’icône ‘Bash sur Ubuntu sur Windows’ depuis le menu Démarrer.

bashwindows3

 

A quoi ça sert 

Les premiers satisfaits seront les admin$ qui ont à gérer les 2 systèmes. En tant qu’admin$, pouvoir utiliser des commandes Linux directement depuis Windows est incontestablement un plus. Les évolutions permettront peut être un vrai serveur SSH natif et pourquoi pas aussi un serveur GUI (Au point ou on en est, on peut rêver de tout non ? …)

Pour les développeurs, c’est aussi une bonne nouvelle. Pouvoir compiler du Linux depuis Windows sans avoir recours à de la cross-compilation entre plusieurs machines. J’ai testé il y a quelques semaines cette solution ‘bash’ associée aux outils de développement Linux pour Visual Studio et cela m’a permis de développer et compiler très simplement une appli. Linux depuis mon IDE de travail habituel sous Windows sans avoir recours à une autre machine ou VM.

Pour les utilisateurs de Raspberry PI qui veulent découvrir et apprendre Linux, cela va leur permettre d’utiliser tous le confort d’un PC de bureau sans avoir renoncer à leurs OS  favori. Même si Ubuntu n’est pas Debian, les 2 distributions ont beaucoup de similitudes en ligne de commande et c’est principalement à eux que je pense en écrivant cet article.

Plus généralement cela permet d’utiliser des commandes et de faire tourner très simplement des applis Linux sous Windows comme si on y était. Rien de bien nouveau si on regarde bien. D’autres solutions et bidouilles existaient déjà, mais cette fois ci,  plus besoin d’outils tiers pas toujours très fiables et simple à installer, il s’agit bien là d’une fonctionnalité  intégrée nativement dans Windows. A quand une version de XBill installée par défaut avec les jeux Windows 🙂

xbill

Efficacité 

Bien sûr tout ça est encore en version bêta mais nul doute que cela va continuer de mûrir. En terme de performances brutes, là ou la solution pêche encore comparée à une solution Kernel Linux c’est notamment au niveau des temps d’accès disques du fait de la surcouche entre le système Linux et NTFS mais il semblerait que ça bosse sur cette carence et qu’elle fera l’objet d’une prochaine mise à jour. Sur d’autres points, la solution WSL égale et même  arrive à surpasser les performances de son hôte natif comme l’explique cet article. Il semblerait qu’il y ait toutefois quelques bug par ci par là, mais à ce jour, je ne les ai pas encore trouvé (Il faut dire que je n’en fais pas un usage intensif non plus). A l’heure actuelle, ce n’est pas destiné a faire tourner un serveur de prod Linux sous Windows (même si cela fonctionne), mais qui sait ….

Conclusion 

Bien sur les anti-M$ vont encore crier au scandale en refusant d’accepter que le diable puisse avoir des pingouins sous sa tente. Il va pourtant falloir vivre avec cette idée puisque Microsoft a rejoint la Linux Foundation. Là où ça rigole moins c’est du côté de la concurrence et notamment chez Oracle depuis que MS a décidé de libérer le Framework.Net mais aussi de porter SQLServer sous Linux (oui oui, vous lisez bien, SQLServer sous Linux) . Quoi qu’il en soit nous avons tous toujours reproché à MS d’être trop fermé et trop propriétaire et force est de constater que ce reproche s’effrite de plus en plus et je trouve que c’est plutôt une bonne nouvelle pour les codobricoloux et makers de tout poil, donc NOUS. Coté pro, je suis moins optimiste, mais on n’est pas là pour parler boulot hein …

J’avais déjà sorti ma blague favorite : Installer Wine, c’est comme jeter un pingouin par la fenêtre. Si je devais la mettre au gout du jour, je dirais peut être : WSL, c’est un peu mettre un pingouin sur le carreau 😉

 

 

 

 

 

Conférence Raspberry Pi à Bédoin (84) le 26 novembre 2016

bedoin_titre_250pxC’est DEMAIN + des lots à gagner 🙂
FAITES DE LA RECUP
– à Bédoin (84). J’animerai deux conférences sur le Raspberry Pi : une à 10h et une autre à 15h. Ceux qui voudront redoubler seront les bienvenus !
Au programme les Raspberry Pi 3 et Pi Zero, les OS, le GPIO et des exemples d’utilisation en France… et ailleurs. Si vous avez mon livre (un de mes livres), amenez le et je vous le dédicacerai avec plaisir après la conférence. J’en amène aussi quelques uns… au cas où 🙂

Conférence Raspberry Pi à Bédoin

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Des cadeaux à gagner !

Du nouveau pour la journée du 26 novembre à Bédoin :

  • Pour les participants à la conférence du matin (10h) il y aura un livre « Raspberry Pi 3 ou Pi Zero » offert par les Editions ENI à gagner.
  • Pour les participants à la conférence de l’après-midi il y aura un Starter kit Raspberry Pi 3 offert par Kubii : Boutique de Raspberry PI et un livre « Raspberry Pi 3 et Pi Zero » offert par les Editions ENI.

Le tirage au sort aura lieu à la fin de chaque conférence. Les mauvaises langues disent que c’est pour vous faire rester jusqu’à la fin des conférences. C’est faux ! C’est pour vous remercier de votre participation

cadeau_conference_600px

FAITES DE LA RECUP

logo de Linux Ventoux

Merci à Linux Ventoux pour l’invitation

Vous pouvez faire don de votre ancien matériel informatique usé ou trop vieux. Il sera reconditionné et reprendra une nouvelle vie dans des écoles, associations ou chez des personnes à revenus modestes.

DEUX machines seront vendues
au profit du Téléthon.

Amenez aussi vos vieille cartouches d’encre, les sommes qu’elles génèrent sont destinées à la coopérative scolaire de Bédoin !

Affiche de pub de la FAITES DE LA RECUP

Les ateliers

Il y aura également un atelier Scratch, la possibilité de jouer à Minetest, un jeu similaire à Minecraft en cours de développement par (celeron55) de façon libre et gratuite. Il y aura aussi des démos d’imprimantes 3D.

Affiche de pub de la FAITES DE LA RECUP

Initiation PrimTux

Vous pourrez vous initier aux logiciels libres avec Primtux

Logo de Primux distribution Linux Basée sur Linuxla nouvelle distribution éducative basée sur Debian et participer à des ateliers LibreOffice (suite logicielle bureautique libre et gratuite 🙂 )

Affiche de pub de la FAITES DE LA RECUP

Les participants

La MJC de Bédoin a signé un partenariat avec LxVx … Philippe, son animateur ERIC est à l’origine de La Faites de la Récup’ et s’occupe de la Communication, de l’installation, du local…
LxVx, depuis la 3ème année, s’y est associé pour faire une journée complète de présentations du Libre et tout ce qui peut s’y rattacher .Organisée en liaison avec Linux Ventoux FAITES DE LA RECUP verra aussi la participation de CourTechZone de Courthezon, le LAB d’Aix en Provence, l’assoc. AVEC de Mormoiron et Framboise314.

Affiche de pub de la FAITES DE LA RECUP

proxima_200pxPour la première fois depuis 10 ans nous avons un français dans l’Espace. Notre spationaute ESA, Thomas Pesquet, décolle de Baïkonour à Kazakhstan le 17 novembre direction la Station Spatiale Internationale (l’ISS) pour un séjour de 6 mois en apesanteur! Ça fait littéralement « tourner la tête » – à 400 km au-dessus de nous, faisant le tour de notre planète à une vitesse de pas moins de 28 000 km par heure (soit 17 orbites du monde en moins de 24 heures !) C’est la mission Proxima – « plus près des étoiles » !

Forcément, l’expérience unique de cet individu, qui est quelque-part notre ambassadeur tricolore spatial, stimule de l’intérêt des gens de tout age et tout horizon dans divers sujets autour de la science, l’exploration de l’Espace et bien sûr en questions de notre relation avec « la planète bleue » et en même temps le système solaire et notre univers.

ariss_logo_250pxLe collectif CourTechZone stimulé par ce thème et leur passion pour le nano-ordinateur Raspberry Pi  et la créativité numérique, vous animera un stand autour du projet Astro Pi, le Sense HAT, pour vous montrer aussi des impressions de pièces 3D, vous parler des contacts radio ARISS avec la Station tout en vous encourageant de réfléchir au sujet ne notre environnement et même les débris qui s’accumulent en basse orbite autour de la Terre comme partout sur nos continents, dans nos océans ainsi que dans l’atmosphère qui nous entoure.  Regardons là-haut, pour mieux vivre ci-bas !

Samedi 26 novembre 2016 de 9h à 17h à l’EJM de Bédoin – Parking du stade de foot…

Adresse :
Espace Jeunes Municipal de Bédoin
79 Chemin du Vallat de Pommet
84410 Bédoin
Bon… pour ceux qui auraient du mal à trouver, c’est à côté de la cave viticole de Bédoin 

Téléchargez le flyer http://www.framboise314.fr/…/uploads/2016/11/prog-FDLR-2016… et faites en profiter vos connaissances, amis, famille…

Source : Linux-Ventoux

Pi-TopCeed : un ordinateur de bureau avec un Raspberry Pi

Photo de l'ordinateur de bureau Pi-TopCEED à base de Raspberry PiÇa faisait un moment que Pi-Top m’avait fait parvenir ce PC, mais avec la sortie du livre je n’avais pas eu trop le temps de m’en occuper.
C’est maintenant chose faite. Après vous avoir présenté le portable Pi-TOp à base de Raspberry Pi, voici Pi-TopCeed le PC de bureau à base de Raspberry Pi.
Il est distribué en France par Kubii et son montage, par rapport à celui du portable, est d’une facilité déconcertante.

Pi-TopCeed un ordinateur de bureau avec un Raspberry Pi

Le colis

Je n’ai pas fait de photo du colis en lui-même mais il était impressionnant, avec plusieurs couches de plastique à bulles et une surcouche d’adhésif costaud. De ce côté là rien à dire. Une fois le cocon délicatement enlevé, voilà ce que j’ai trouvé :

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A l’intérieur du carton

On ne se rend pas compte sur l’image mais le carton mesure 36 x 36 x 7 cm. Il est extrêmement rigide et protège bien le contenu. On fait glisser l’extérieur qui n’est qu’un bandeau, pour accéder au carton proprement dit. L’intérieur du couvercle est garni d’une couche de mousse destinée à amortir les chocs et à protéger l’écran. Ça semble efficace 🙂 . Le couvercle se soulève facilement et…

pitopceed_03On accède directement au Pi-TopCeed. La partie haute est un écran de 14 pouces de diagonale (allez je vous aide 14 x 2,5 = 35 cm) et la partie basse est la cache qui protège la « carte mère ».

La carte verte comporte une partie détachable (à droite) qui est un aide mémoire pour de GPIO, à insérer sur le GPIO en fonction du type de Pi-Top que vous avez commandé.

Allez je sors le joujou de sa boîte…

Béquille orientable

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L’arrière de Pi-Top comporte un pied métallique orientable (et costaud) qui va permettre de stabiliser l’ordinateur et de lui donner l’inclinaison souhaitée.

Manuel d’instructions

pitopceed_05On trouve à l’intérieur de la boîte la notice de montage (Instruction Manual) en anglais… mais les dessins parlent d’eux mêmes. Une fois déplié le manuel occupe de la place 🙂 Les plus observateurs auront remarqué que le photographe apparait en reflet sur l’écran 😉

Alimentation

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A l’intérieur du paquet, bien protégée par une coque en papier pressé (ça ressemble au carton de boîte d’œuf mais en blanc) on découvre l’alimentation dotée d’une prise au format français (ouf 🙂 ). Il y  a aussi la carte SD et les pieds du Raspberry Pi mais on va y revenir.

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pitopceed_14L’alimentation made in China (vous aviez deviné) sort sur une fiche jack. Elle est équipée d’un câble souple mais de bon diamètre (4 mm).

L’alimentation convient pour un secteur entre 100 et 240v, avec une fréquence de 50 à 60Hz. Autant dire qu’elle est universelle et que la seule modification à faire pour l’adapter est de changer la prise 🙂

A sa sortie vous trouvez une tension de 18 volts et elle peut délivrer 1A. Ce qui fait 18 watts qui vont être adaptés au Raspberry Pi qui est alimenté en 5V.

Carte SD et pieds aimantés

pitopceed_09Déjà aperçu plus haut, la carte micro SD avec le système Pi-Top enregistré dessus. Je vous conseille avant toute utilisation d’en faire une copie sur votre disque dur (okazou).  Utilisez win32DiskImager sous Windows ou dd sous Linux. La carte est livrée avec un adaptateur au format SD qui sera pratique si voulez créer une carte sur un ordinateur portable muni d’un slot SD uniquement.

Autour de la carte ce sont les pieds qui vont fixer le Raspberry Pi au boîtier. Pas de vis ni d’entretoise, juste un pied muni d’une pointe qui va se clipser dans le trou de fixation du Raspberry Pi. Pour se clipser, ça se clipse. Il faut appuyer vraiment fort. J’ai même eu un peu la trouille de détériorer le circuit imprimé tellement j’ai dû appuyer. Bin oui je n’aime pas brusquer ces petites choses, j’ai toujours peur d’abîmer quelque chose avec mes grosses mains pleines de doigts 😉

Montage des pieds sur le Raspberry Pi 3

Pour équiper mon Pi-TopCeed j’ai choisi un Raspberry Pi 3… Tant qu’à faire !

pitopceed_18Introduisez la pointe d’un pied dans un trou de fixation du Raspberry Pi. Il va falloir forcer un peu pour que ça rentre et que ça se clipse !

pitopceed_21Le pied est muni d’un aimant puissant qui va servir à maintenir (très fermement) le Raspberry Pi sur les barres de fixation.

pitopceed_20J’avoue qu’au départ j’étais un peu dubitatif devant ce moyen de fixation. Mais après quelques jours d’utilisation rien à signaler, le Raspberry Pi est bien maintenu par ses pieds aimantés. Les aimants ont fait d’énormes progrès (enfin… ceux qui fabriquent les aimants) et ils assurent cette fonction sans problème malgré leur taille réduite.

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Mettez le Raspberry Pi en place. Attention les deux pieds situés vers les prise USB et Ethernet devront être fixés sur les carrés métalliques isolés (on en voit un ci-dessus à droite de la prise HDMI), alors que les pieds situés côté port DSI (celui qui est vers nous sur la photo ci-dessous) seront collés sur la barre métallique.

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Pendant que vous y êtes, vous pouvez brancher la prise HDMI qui emmène l’image vers la carte de gestion de l’écran.

pitopceed_19Alors que sur la version ordinateur portable de Pi-Top j’avais trouvé que le Raspberry Pi était trop en retrait par rapport aux trous du boîtier (à cause du câble GPIO trop court), ici l’adaptation est parfaite et les prises USB et Ethernet sont parfaitement accessibles par l’extérieur.

pitopceed_26C’est-y pas beau ?

pitopceed_28du coup j’en ai profité pour connecter la clé Unifying que j’utilise avec clavier et souris sans fil.

Et le GPIO ?

pitopceed_11A gauche de Pi-TopCeed, on trouve la carte de « service ». Elle comporte l’alimentation à découpage chargée d’alimenter le Raspberry Pi et d’attaquer l’écran LCD à partir des signaux HDMI. On voit aussi un connecteur à droite de la carte (celui qui a un paquet de fils noirs).

pitopceed_15Là… Vous le voyez mieux ? sous la carte il y a un connecteur femelle (le même que sur le Pi-Top portable) qui pourra recevoir la carte d’extension prototype et/ou les haut-parleurs. On en reparle plus loin…

pitopceed_23Côté Raspberry Pi vous pouvez maintenant raccorder le connecteur GPIO. Faites bien attention de ne pas le décaler, ce qui pourrait être fatal 🙁

Protection d’écran

pitopceed_25Vous pouvez maintenant détacher le film de protection de l’écran.

Go, go, go !

pitopceed_07Cette fois on va mettre sous tension.

Repérez déjà le bouton A/M. Ne cherchez pas un quelconque bouton poussoir qui dépasserait du châssis. Ici le bouton est simplement découpé dans le plastique de la coque (pas bête). Du coup quand on appuie sur le cercle, il s’enfonce et…

pitopceed_08Dans les coulisses le bouton vient appuyer sur un interrupteur (bouton poussoir). La carte est faite de telle façon que lors d’un appui sur le bouton, elle démarre et alimente le Raspberry Pi.

Ceci étant vu regardons du côté de l’alimentation.

Connecter l’alimentation

pitopceed_12L’alimentation est accessible par un trou situé entre le bouton A/M et le pied orientable.

pitopceed_06Insérez le connecteur de l’alimentation fournie. Branchez la prise secteur. Une lueur bleue (un peu forte à mon goût) envahit la pièce. Le Pi-TopCeed est sous tension.

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Appuyez sur le bouton A/M un instant.

pitopceed_34La LED située derrière le bouton A/M s’allume (ci-dessus)

et la carte alimente le Raspberry Pi

pitopceed_23qui démarre !

pitopceed_29Une suite d’écrans vous permet de configurer Pi-TopCeed…

pitopceed_27Bon, alors je prends lequel ? oups

pitopceed_30Config du WiFi… pas de souci (pensez quand même qu’on est en QWERTY 😀 )

pitopceed_31Belle qualité d’écran bien visible. Vu le temps de merde novembre qu’on a, je n’ai pas testé en plein soleil 😀 mais ça a l’air lumineux et de bonne qualité.

pitopceed_32Dans l’OS Pi-Top un certain nombre de choses sont programmées.

Avec cet OS la carte alim est gérée de façon intelligente : Vous appuyez ça alimente le RasPi. Vous faites SHUTDOWN sur le RasPi la carte va couper l’alimentation. Vous maintenez le bouton appuyé plusieurs secondes, l’alimentation est coupée « sauvagement ».

Pour ma part, ce n’est pas que je n’aime pas l’OS Pi-Top mais je préfère installer une version de Raspbian. J’espère donc pouvoir ajouter ces options dans une Raspbian normale. J’ai trouvé quelques solutions en ligne mais… « ça marche pas » 🙂

Je continue les tests et je ferai un article lorsque tout sera opérationnel.

pitopceed_33Une fois la plaque de protection remontée, on obtient un PC tout à fait digne de figurer sur un bureau de geek (ou pas geek d’ailleurs).

La luminosité de l’écran est réglable avec Pi-Top OS.

Les accessoires

La carte prototype

pitopceed_35Pi-top propose des accessoires pour sa gamme d’ordinateurs à base de Raspberry Pi. La carte prototype se branche sur le connecteur situé sous la carte de « service » sur laquelle arrive… le GPIO via les câble connecté entre le GPIO du Raspberry Pi et la carte de « service ».

Les ports GPIO sont présents sur des pastilles à souder. Vous pourrez donc développer les interfaces dont vous avez besoin. Un connecteur classique vous permettra de brancher des cartes HAT pour les tests.

pitopceed_37

On retrouve un connecteur femelle à droite de la carte, qui peut ainsi se « chainer » avec d’autres modules.

Les haut-parleurs

Pour regarder des vidéos, il manque juste un truc, les haut-parleurs. Lors de l’article sur le Pi-Top portable, j’avais posé la question à Pi-Top qui m’avait dit préparer des haut-parleurs de qualité pour leurs produits.

pitopceed_39C’est chose faite avec ce haut-parleur qui vient se connecter sur le port d’extension de la carte de service. Il comporte lui aussi une prise femelle permettant de relier un autre module (autre haut-parleur pour la stéréo, carte prototype…) à sa droite.

Comment ça marche ?

Le haut-parleur utilise le son numérique du HDMI, qui est fourni sur la broche SPDIF de la carte de « service ».

A l’intérieur du boîtier du haut-parleur, il y a un excellent récepteur audio DIR9001, qui convertit le signal numérique, puis un amplificateur classe D TAS2505 amplifie le signal. Cet amplificateur dispose d’un réglage de volume via le bus I2C du Raspberry Pi.
Un logiciel doit être installé sur le Raspberry Pi pour acheminer le son vers le canal HDMI et pour envoyer la configuration et gérer le volume.
Les broches I2C du connecteur 40 broches du GPIO du Raspberry Pi doivent être connectées aux broches de la carte de service, soit en utilisant le câble à 40 broches ou en ne câblant que le nécessaires avec des fils de liaison.

pi-topceed_completL’ensemble présente pas mal…

Conclusion

J’avais beaucoup apprécié la version portable de Pi-Top

P1020364Cette version équipée d’une batterie offre une autonomie intéressante avec un Pi3, uniquement sur la batterie.

Ave le Pi-TopCeed c’est une machine de bureau que Pi-Top propose. Vous le trouverez à 159.90 euros chez Kubii. si vous ajoutez un Raspberry Pi 3 ça vous fait une machine à 200 euros, pratique parce que monobloc et facilement transportable

Le Pi-TopCeed existe en gris et en vert. Mon goût des couleurs fluos m’a fait choisir le vert pour mes deux Pi-Top 🙂

L’écran anti-reflets de 14 pouces a une résolution de 1366×768 et consomme seulement 2,6W.

Lorsque j’aurai reçu les haut-parleurs et la carte proto, j’aurai aussi certainement avancé sur l’adaptation des fonctions de Pi-Top OS sur Raspbian… ça fera l’objet d’un autre article 😉

Je laisse la parole finale à Eben UPTON :
« J’aimerais voir un Pi-Top Ceed dans toutes les classes »

Sources

MagdiBlog dans le CanardPC Hardware Hors Série n°7 spécial électronique

cpchhs7

CanardPC vient de sortir un numéro spécial dédié au Raspberry Pi et Arduino et à l’électronique en général. Je vous invite à le choper tant qu’il est toujours dispo chez votre libraire 🙂

Voici l’édito : http://www.canardpc.com/cpc-hardware-hs-n7-special-electronique-disponible.html

Le dernier article de ce numéro est consacré à la téléinfo EDF avec une mention spéciale à l’article de MagdiBlog : Téléinfo EDF – Suivi conso de votre compteur électrique

Etant moi même un grand fan de CanardPC depuis de nombreuses années, c’est pour moi une véritable consécration 🙂

 

 

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Un ebook gratuit pour bien démarrer avec le Raspberry Pi

couverture_ebook_8conseils_250pxÇa y est ! dans le supermarché du coin c’est déjà Noël ! A croire qu’ils n’ont pas le même calendrier que nous 🙁
Les cartables fin juin, les œufs de Pâques à Noël et Halloween en Août…
Je me suis dit qu’avec 10 millions de Raspberry Pi vendus (et encore c’était il y a quelques mois), il y avait de forte chances pour que certains d’entre-eux se retrouvent au pied du sapin.
Et… ce sera un super cadeau de Noël !
Après, le Raspberry Pi est quand même un ordinateur et il y a certaines précautions de mise en œuvre et d’emploi à respecter. Cet ebook regroupe les conseils que je pourrais donner à un débutant, tout fébrile à l’idée de déballer son Raspberry Pi et de le connecter !

Indicateur de niveau : Novice

8 conseils pour bien démarrer avec son Raspberry Pi

couverture de l'ebook gratuit : 8 conseils pour bien démarrer avec son Raspberry Pi

Ces 8 conseils devraient permettre à un débutant qui découvre le Raspberry Pi de l’utiliser dans les meilleures conditions. L’idée toute simple c’est que le Raspberry Pi ne soit pas, au bout de quelque temps, remisé dans un placard parce que c’est de la m…
ou parce que  « Y marche plus 🙁 « 

 Un ebook gratuit et sans enregistrement

Au cours de mes visites sur des sites qui parlent du Raspberry Pi, j’ai souvent vu des ebooks gratuits proposés par l’auteur du blog.

  • Gratuits mais moyennant l’obligation d’aimer la page Facebook
  • Gratuits mais avec l’obligation de s’inscrire et de laisser son adresse mail à laquelle on recevra le lien vers l’ebook (et 4312 spams de pub parce que le gars a revendu sa liste d’adresses)
  • Gratuits mais ce serait bien de faire un don avec Paypal…

(n’insistez pas je ne cafterai pas !)

 Si c’est gratuit, c’est vous le produit !Image d'un homme recevant un cadeau "gratuit" pendant qu'une main lui dérobe son portefeuille

Je ne vous parle même pas de ces sites où sous prétexte d’un article plus ou moins creux, on vous met au moins 3 liens vers Amazon par paragraphe, ni de ceux ou les fenêtres de pub disputent la place au texte du tutoriel… (je ne cafterai pas non plus !)

Bon, vous allez me dire « Si ton ebook est gratuit… c’est moi le produit« …

Dans un sens oui, parce qu’à la fin de l’ebook il y a une pub pour mon livre Raspberry Pi 3 ou Pi Zero. Mais vous le savez maintenant et vous pouvez télécharger l’ebook simplement en cliquant sur un lien, personne ne vous oblige à lire la pub ni à acheter le bouquin…

Conclusion

Lisez cet ebook (si vous en avez le temps) il est en CC-BY-NC-SA et en version 1.0. Faites vos remarques dans les commentaires ci-dessous, ça servira pour une version 1.1 🙂

Bon voilà, vous allez encore dire que j’ai fait mon papy ronchon en râlant après les blogs qui monétisent un peu trop ce qu’ils vous « offrent » mais il y a des fois, ça fait du bien 🙂

ibook

Suivre la température d’un nichoir : Un Raspberry Pi et deux sondes DS18B20

nichoir_250pxLa lecture de la découverte de nichées mortes de froid ou de chaud dans un nichoir m’a poussé à mesurer la température dans le mien, puis à connaître l’écart avec la température extérieure.
Un Raspberry Pi2 B étant déjà utilisé pour visualiser les nichées j’ai décidé de lui adjoindre deux sondes de température numériques DS 18B20, l’une qui sera placée dans le nichoir l’autre en dehors.

NIVEAU_debutant

Cliquer pour lire la définition des niveaux

Deux sondes DS 18B20 pour suivre la température dans un nichoir et juste en dehors

L’idée

C’est la lecture de la découverte de nichées mortes de froid ou de chaud dans un nichoir qui m’a poussé à réaliser cette surveillance. J’avais déjà décrit il y a quelques mois la réalisation d’une webcam pour nichoir. Un Raspberry Pi2 B étant déjà utilisé pour visualiser les nichées j’ai décidé de lui adjoindre deux sondes de température numériques DS 18B20, l’une à l’intérieur du nichoir, l’autre en dehors.

Configuration de départ

Le Raspberry Pi 2 fonctionne sous Raspbian Wheezy kernel 4.1.19. Il est connecté au PC par liaison Ethernet. Il pilote une caméra v1, et via des ports GPIO l’éclairage du nichoir (lumière blanche et infra-rouge) et le filtre coupe infra-rouge.

Le PC tourne avec une distribution Archlinux. Une interface web commande caméra, LED et filtre. Il envoie les autres commandes au Pi2 par connexion SSH.

Dans la suite j’ai conservé les adresses IP et les identifiants en clair (de toute façon la NSA les a déjà interceptés 😉 ). Ils sont à adapter à votre cas.

Installation des sondes

L’article de François « Mesure de température 1-wire DS18B20 avec le Raspberry Pi » (source 1) a été un bon point de départ.

Câblage

cablage_600px

Le GPIO 4 étant déjà pris j’ai raccordé les 2 composants au GPIO 17 (broche physique 11).

Mise en œuvre

Ouvrez /etc/modules avec nano en super-utilisateur et ajoutez les modules nécessaires : w1-gpio et w1-therm.

Ouvrez /boot/config.txt toujours avec nano en super-utilisateur et ajoutez les lignes :

# Sonde de température DS 18B20
dtoverlay=w1-gpio, gpiopin=17

Ici, le paramètre gpiopin est indispensable car je n’utilise pas le GPIO 4. C’est le GPIO par défaut et non pas obligatoire comme écrit bien souvent. Attention, le nombre à indiquer correspond à la numérotation GPIO BCM.

Enfin rebootez.

Maintenant on peut connaître les identifiants des sondes :

pi@raspberrypi ~ $ ls /sys/bus/w1/devices/
28-000007f0acfc  28-000007f0c9f5  w1_bus_master1
pi@raspberrypi ~ $

et vérifier qu’elles fonctionnent :

pi@raspberrypi ~ $ cat /sys/bus/w1/devices/28-000007f0acfc/w1_slave
57 01 4b 46 7f ff 09 10 c7 : crc=c7 YES
57 01 4b 46 7f ff 09 10 c7 t=21062
pi@raspberrypi ~ $
pi@raspberrypi ~ $ cat /sys/bus/w1/devices/28-000007f0c9f5/w1_slave
4d 01 4b 46 7f ff 03 10 d8 : crc=d8 YES
4d 01 4b 46 7f ff 03 10 d8 t=20875
pi@raspberrypi ~ $

Pour déterminer la correspondance entre identifiant et composant, il suffit de poser le doigt sur l’un des deux et de voir quelle température a augmenté…

Utilisation de munin

Voulant récupérer automatiquement les mesures et les disposer en courbes je me suis servi de 2 articles sur PAB’s blog :

– Température suivie avec un Raspberry Pi B+, une sonde DS18B20 et Munin (source 2)

– Suivre l’état de son serveur avec Munin (source 3)

Installation

Sur le PC il suffit d’installer le programme superviseur munin. Toutefois il est intéressant d’installer aussi l’utilitaire chargé de récupérer les données munin-node pour vérifier que la configuration en local est déjà correcte.

Sur le Raspberry Pi seul munin-node est à installer :

pi@raspberrypi ~ $ sudo apt-get install munin-node

Configuration

Je me suis servi du Wiki Archlinux sur munin (source 4). Des adaptations sont nécessaires selon votre distribution

Sur le PC

Dans Archlinux les données type serveur sont stockées dans le répertoire /srv et pour du http dans /srv/http. C’est là qu’il faut créer le répertoire où munin rangera les mesures, les graphiques et les pages web associées ; et lui donner le bon propriétaire (en root)  :

mkdir /srv/http/munin
chown munin:munin /srv/http/munin

Edition de /etc/munin/munin.conf (en root)

En début de fichier, sous la ligne #htmldir /usr/share/munin/www, ajouter: htmldir /srv/http/munin

ou bien décommenter la ligne (enlever le # qui est en début de ligne)  et saisir le bon répertoire.

A la section # a simple host tree sous [localhost]

[localhost]
address 127.0.0.1
use_node_name yes

ajouter la référence du Raspberry à superviser : [raspberrypi]

[raspberrypi]
address 192.168.7.8
use_node_name yes

 

ATTENTION !
Le nom entre crochet doit absolument être identique avec le nom d’hôte du Raspberry. J’ai gardé le nom d’hôte par défaut.

munin-node (si installé)

Le démarrer et en même temps autoriser son démarrage au boot (en root) :

systemctl enable --now munin-node

Pour voir les plugins (scripts chargés de collecter des informations) utilisables, entrer la commande (en root) :

munin-node-configure --suggest

Comme munin-node n’exécute que les plugins présents ou référencés dans le répertoire /etc/munin/plugins, il suffit d’y créer des liens symboliques vers les plugins vous intéressant (en root).

ln -s /usr/lib/munin/plugins/tel-plugin /etc/munin/plugins/tel-plugin

Si vous les voulez tous la commande (en root)

munin-node-configure --shell | sh

est nettement plus rapide 😉 .

Redémarrer munin-node pour qu’il prenne en compte les plugins choisis (en root) :

systemctl restart munin-node.service

Automatisation du relevé des informations surveillées

C’est possible avec le classique cron. Mais j’ai choisi d’essayer avec systemd qui permet d’utiliser des minuteries (timers en anglais).

D’abord créer le service ad hoc : fichier /etc/systemd/system/munin-cron.service

[Unit]
Description=Mesure sur les noeuds surveillés
After=network.target

[Service]
User=munin
ExecStart=/usr/bin/munin-cron

Ensuite créer la minuterie : fichier /etc/systemd/system/munin-cron.timer

[Unit]
Description=Prise de données toutes les...

[Timer]
OnCalendar=*-*-* *:00/7:00

[Install]
WantedBy=multi-user.target

La syntaxe pour OnCalendar est la suivante :
une indication optionnelle de nom(s) de jour de la semaine en anglais (absente ici) suivie d’un espace,
aa-mm-jj ; ici les étoiles indiquent à n’importe quel(le) année, mois, numéro de jour ; espace
hh:mm:ss ; ici à n’importe quelle heure, et à la seconde 0, pour les minutes le / indique la répétition, 00 la minute de départ et 7 par exemple la valeur à ajouter.
Ainsi le service munin-cron sera déclenché à chaque minute 0 ou 7 ou 14 ou 21 ou… 56 puis 0 à nouveau (et non pas 3 issu de 56+7= 63 et 63-60=3).
Maintenant il faut recharger la configuration de systemd, démarrer la minuterie et autoriser son démarrage au boot. Connectez vous en tant que root et exécutez :

systemctl daemon-reload
systemctl enable --now munin-cron.timer

Première vérification

Dans le navigateur internet entrer l’adresse : file:///srv/http/munin/index.html
Vous devriez voir la page d’accueil de munin avec localhost comme seul nœud. Au bout d’un moment les graphiques correspondant aux plugins choisis devraient s’afficher, avec de plus en plus de valeurs selon la cadence réglée dans la minuterie. Pour des valeurs de minuterie de 5 minutes ou plus la mise à jour de la page dans le navigateur se fait automatiquement à la cadence choisie (environ 2-3 minutes après le relevé des données).
En cas de souci, il est judicieux de consulter les fichiers de log dans /var/log/munin.

Sur le Pi2

Installer munin-node :

pi@raspberrypi ~ $ sudo apt-get install munin-node

Tous les liens symboliques vers les plugins utilisables sont créés dans /etc/munin/plugins.

Pour vérifier le bon fonctionnement entre le Pi et le PC il suffit de garder un ou deux plugin(s) :

pi@raspberrypi ~ $ ls -l /etc/munin/plugins

pi@raspberrypi ~ $ sudo rm /etc/munin/plugins/plugin-non-voulu

Il reste à configurer munin-node

pi@raspberrypi ~ $ sudo nano /etc/munin/munin-node.conf

Vérifier le nom d’hôte et éventuellement le modifier. J’ai préféré le saisir.

Rappel : il doit être identique à celui entré dans /etc/munin/munin.conf dans le PC.

# Set this if the client doesn't report the correct hostname when
# telnetting to localhost, port 4949
#
host_name raspberrypi

Autoriser le PC à se connecter en ajoutant à la suite de

allow ^127\.0\.0\.1$
allow ^::1$

la ligne avec l’adresse IP du PC

allow ^192\.168\.7\.1$

Pour que cette nouvelle configuration soit prise en compte, redémarrer munin-node :

pi@raspberrypi ~ $ sudo service munin-node restart

Sur le PC le rechargement de la page file:///srv/http/munin/index.html doit faire apparaître raspberrypi en plus de localhost puis le(s) graphique(s) avec le(s) plugins conservé(s).

Le plugin « temperatures »

Ce plugin temperatures (sans accent) est un script bash. Pour l’écrire j’ai analysé le plugin load bien commenté et le plugin cpu pour comprendre comment faire tracer plusieurs courbes dans le même graphique. Naturellement le manuel de référence des plugins pour munin a été d’une grande utilité (source 5).

#!/bin/bash
if [ "$1" = "config" ]; then

    echo 'graph_title Temperature dans et hors nichoir'
    echo 'graph_order nichoir dehors gel'
    echo 'graph_args -r --lower-limit -20 --upper-limit 50'
    echo 'graph_height 400'
    echo 'graph_width 800'
    echo 'graph_vlabel Celsius'
    echo 'graph_printf %.1lf'
    echo 'graph_info Comparaison des temperatures dans et hors du nichoir'
    echo 'graph_category nichoir'
    echo 'graph_period minute'
    echo 'nichoir.label Nichoir'
    echo 'nichoir.draw LINE'
    echo 'nichoir.colour cc2200'
    echo 'nichoir.info Temperature dans le nichoir'
    echo 'dehors.label Dehors'
    echo 'dehors.draw LINE'
    echo 'dehors.colour 1144ff'
    echo 'dehors.info Temperature hors du nichoir contre lui'
    echo 'gel.label Gel'
    echo 'gel.colour 000022'

    exit 0

fi
GEL=0

NICHOIR=$(cat /sys/bus/w1/devices/28-000007f0acfc/w1_slave | grep "t=" | awk -F "t=" '{printf("%.1f\n", $2/1000)}')

DEHORS=$(cat /sys/bus/w1/devices/28-000007f0c9f5/w1_slave | grep "t=" | awk -F "t=" '{printf("%.1f\n", $2/1000)}')

printf "nichoir.value %.1f\ndehors.value %.1f\ngel.value %i" $NICHOIR $DEHORS $GEL

J’ai choisi une plage de températures de -20° à 50° (elle devrait être suffisamment large pour Toulouse  😆 d’où les paramètres de graph_args ; -r (rigid) empêche un réajustement automatique de l’échelle verticale.

La taille hauteur x largeur de 400×800 m’a le plus satisfait. Si la taille par défaut 200×400 vous convient les 2 lignes correspondantes sont inutiles.

Attention l’argument pour définir la couleur de trait est bien colour avec le u (anglais britanique) et non pas color (anglais américain) ; le paramètre est le code hexadécimal rouge vert bleu rrvvbb sans dièse.

Comme la précision de mesure des sondes est ± 0,5°, j’ai choisi de ne garder qu’une seule décimale pour les valeurs de température ; d’où le 1 dans les paramètres %.1f des printf et %.1lf de graph_printf.

Mais que fait donc là cette variable GEL, en plus fixée à 0 et donc en fait une constante? Avec munin 2.0.x la commande de tracé de ligne horizontale ne fonctionne plus. Voulant une ligne bien marquée à 0° j’ai trouvé ce moyen.

Afin d’avoir toutes les courbes dans le même graphique il faut regrouper les valeurs dans un seul printf d’où la dernière commande regroupant les 3 règles de formatage puis le contenu des 3 variables.

Ce script est à placer dans le répertoire /etc/munin/plugins.

Il faut le rendre exécutable :

pi@raspberrypi ~ $ sudo chmod 755 /etc/munin/plugins/temperatures

et dire à munin-node de le prendre en compte :

pi@raspberrypi ~ $ sudo service munin-node restart

Avec un serveur web sur le PC ?

Si vous ne comptez pas visualiser les graphiques avec un autre ordinateur ce n’est pas nécessaire. Il suffit d’utiliser dans un navigateur l’adresse : file:///srv/http/munin/index.html

Par contre pour le faire depuis une autre machine il faut avoir un serveur web installé et tournant sur le PC. Dans mon cas j’avais déjà lighttpd sur le PC. J’ai eu la bonne surprise de constater que sans aucun réglage supplémentaire cela fonctionnait immédiatement :

– adresse dans le navigateur du PC (juste pour vérification) : http://localhost/munin
– adresse dans le navigateur d’une autre machine connéctée au réseau local : http://192.168.7.1/munin

Le PC tourne sous Archlinux avec munin en version 2.0.26 et lighttpd en version 1.4.43.

Test

Pour pouvoir tester des températures négatives j’ai soudé une sonde à un câble 3 conducteurs d’une longueur de 12 mètres afin d’atteindre le réfrigérateur avec partie congélateur. J’ai enveloppé cette sonde dans un peu de film micro-onde et l’ai mise dans le bas du réfrigérateur puis dans 2 endroits du congélateur puis retour. Pendant ce temps l’autre sonde est restée bien au chaud fichée dans la platine d’essai.

Voici le graphique obtenu avec une cadence de mesure de 5 minutes :

Courbe de température obtenue avec 2 sondes

Cliquer pour agrandir

Conclusion

Cette réalisation est destinée à être installée dans le nichoir au côté du Raspberry Pi2 de la caméra avec son filtre coupe-infrarouge et des LED d’éclairage. Je pense régler la cadence de relevé de température à 10 minutes.

Pour l’instant tout est câblé sur platine d’essai mais avec la caméra raccordée au Raspberry. J’ai constaté avec plaisir que ça ne perturbe en aucune manière ni le fonctionnement de la caméra, ni la commande web de celle-ci. Je peux simultanément voir la vidéo transmise par le Pi et les mises à jour des relevés de température.

Sources

  1. http://www.framboise314.fr/mesure-de-temperature-1-wire-ds18b20-avec-le-raspberry-pi/
  2. https://blog.bandinelli.net/index.php?post/2014/11/23/Temp%C3%A9rature-suivie-avec-un-Raspberry-Pi-B%2C-une-sonde-DS18B20-et-Munin
  3. https://blog.bandinelli.net/index.php?post/2013/10/13/Suivre-l-%C3%A9tat-de-son-serveur-avec-Munin
  4. https://wiki.archlinux.org/index.php/Munin
  5. http://guide.munin-monitoring.org/en/latest/reference/plugin.html

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